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Bienvenue sur mon territoire,
Je décline toute responsabilité en cas de malaise cardiaque, de vomissement, d'hémoragie nasale et/ou cérébrale ou de tout autre mal que le contenu de ce blog pourrait causer. Les faits relatés et les personnages cités ici sont puremment fictifs, toute ressemblance avec la réalité est purement fortuite. Si le contexte parfois sensiblement poétique vous charme, t'en mieux pour vous. En d'autres cas, si la lubricité de certains contes vous horripile, l'auteur décline toute responsabilité en cas d'éjaculation spontanée pénienne et/ou vaginale. Sachez que la salacité de certains récits contenu dans ce blog ne reflète en aucun cas les penchants sexuels de l'auteur. Xeno-Zero, à l'instar des idoles japonnaise, est un concept qui ne peut être réduit à de la simple masturbation ou à des chewing-gum à la menthe. Les articles obséquieux suivant n'ont pas été produit dans un but de provocation, mais de divertissement. Si un propos ou l'autre vous offence, dites-vous bien que cela n'était pas personnel, sauf si vous êtes un mormon, un scientologue, un krischna, un témoin de Jéhovah ou tout autre adept d'une secte que je considère risible.
Je vois au loin un corps étendu sur la plage Pour m'en rapprocher, je foule d'un pas décidé Le sol sablonneux vers l'horizon dénudé De toutes ses couleurs et de tous ces mirages.
Le sable est froid comme une poudreuse délicate De même que ce ciel d'hiver terriblement vide Parsemé d'êtres ne craignant pas mon œil impavide (Juste des mouettes passant pour des vautours disparates)
Et cet océan indécis qui va et viens. C'est ainsi au milieu de ce triste décor Que gît maintenant à mes pattes un malheureux corps Féminin vêtu d'une robe de satin.
Heureusement pour elle, elle est encor vivante Et malgré que le désespoir l'ai enlaidi Cette jeune femme garde une tête ravissante ; Une belle injure envers ce lieu maudit.
Oh ! C'est juste là que je remarque ses gémissements Ses mains, jointes entre ses seins, priant, Ses lèvres retroussées par une douleur retenue Et son regard pendu au ciel pleurant à l'abus ;
Je comprends désormais l'origine de cette mer : Cette femme l'aurait donc pleurée toute entière ? C'est bien ce que les sillons creusés sous ses pieds Laissent deviner aux visiteurs passagers.
Je demande : « Femme, raconte-moi ton horrible histoire, Je veux savoir de quel genre est ton désespoir... » Ses iris quittent le ciel pour à présent me fixer Et ses lèvres se mettent à vomir la vérité :
« Oh, Grand Corbeau, seigneur de toutes les morts Tu comprends ? Le ciel m'a repris bien trop à l'avance Mon enfant, que j'ai porté dans mon ventre, que j'adore, Oh, tu comprends ? Il n'a même pas eu droit à l'enfance.
Tes ailes peuvent donc te porter jusqu'au firmament ? Porte-lui ce message : dis-lui que je l'aime encor Maman sera là, elle quittera bientôt son corps ; Dis-lui que je le vois d'en-bas ; souris à Maman ! »
Je m'y exécute puisque je n'ai rien à faire Et m'envole vers ce fils décédé avant l'heure En me gardant de lui dire qu'elle fait une erreur : Les âmes se laissant pourrir vont toutes en Enfer ! Tags associés : plage
Mardi 23 Mars 2010Poster un commentaire
Malgré son auditoire aux oreilles endormies, Ce professeur ne cesse jamais ses babillages Qui m'agace par ces sous-entendus bien trop sages. Y-a-t-il un élève pour écouter ses inepties ?
Oui, un, ou plutôt « une », une belle hérétique, Seule sur son banc, mise à l'écart par ses pairs, Car sa beauté n'a pas compensé ses grands airs. Y-a-t-il une place pour son savoir empathique ?
Elle sait : rien n'est hasard, tout est fatalité : Être elle-même à fait qu'elle a été rejetée D'une communauté adolescente exigeante D'une image parfaite et de répliques marrantes.
Du fond de ma classe, je lui jette souvent des regards Elle ne me remarque pas, elle est toujours plongée Et presque noyée dans ses formules compliquées Et ignore que mes sentiments à son égard
Ne se résument pas au dégout et la rancœur. Je crois être le seul à voir cette douceur Qu'elle séquestre à double-tour au fond de ses mœurs ; Sa mélancolie est son plus grand malheur.
Mardi 23 Mars 2010Poster un commentaire
Dans un soupir fumeux, le maître expire ses souffrances Souffrances noyées dans une fumée à douce fragrance Et le chat admire, inquiet, la débauche de son père Un père qui ne sait où placer ses valeurs si chères.
Et il titube, ce maître, vers un lieu inconnu, Ses pas désordonnés par un monde instable, Un monde sévère qui le traite comme un misérable Avec sa figure piteuse de chômeur barbu.
Dans un élan grotesque de l'homme saoulé à mort, Le maître s'emmêle les pieds dans un fil immatériel. Le chat, impuissant, dans la honte de l'infidèle, Assiste pantois au plongeon du père vers la Mort.
Le chat ne trouve rien d'autre de mieux que de pleurer ; Le lendemain, qui donc m'offrira à manger ?
Mardi 23 Mars 2010Poster un commentaire
Voici ce qu'il se passe dans ma grasse tignasse D'adolescent ignare et malade d'un petit rien Quand elle n'est pas inondée par des idées salaces : Je m'enfuis par la trappe d'un monde plus vivace.
Et là, me voici dans une plaine criblée d'obus Où des milliers de guerrier enragé combattent Par pur plaisir, car mon monde ne connait pas l'abus. Et je les rejoins; juste le temps d'une cantate...
A présent lassé de toutes ces mortifications Je change d'horizon pour me rendre sur une mer sans fond Où d'antiques monstres marins aux noms anglophones Chantent et dansent dans cet univers presque aphone.
À mille kilomètres, je gagne la plage Toute couverte de plumes du plus beau ramage, Ramage de mille anges ayant perdu leur pureté. D'ailleurs, leurs cadavres gisent à côté des palmiers.
Les montagnes séjournant juste à côté d'ici Je m'en vais leur rendre une visite de courtoisie. Hélas, je m'égare au milieu de ce fouillis.
Mais ici, au beau milieu de nulle part Se tient un lieu hanté, arraché à toute vie. Un coin de terre brûlée, un simple champs d'hérésie, Où des perces-neige, dans la patience, sont cultivés Et qui verront le jour à l'hiver qui ne vient pas ; Ce terrain, il abrite tout ce qui m'a attristé : Jalousies, peines et cauchemars, tout y est.
Plutôt que de rester, je monte l'échelle de la sortie. Je prend tout de même la peine avant de rentrer De murmurer ces deux mots : « Je reviendrai ». Tags associés : Dreamscape
Lundi 22 Mars 2010Poster un commentaire
Sous un torrent venteux de mille pétales de neige
Sur une terre brûlée recouverte par le temps,
Sur le bord d'un mur, patiente un petit gitan.
Tout en rêvant de la foire et de ses manèges,
L'enfant balance abstraitement ses jambes malingres
Dans le vide qui sévit entre cœur et vie.
Dans sa sereine attente de la sénescence,
Vient à sa rencontre une douteuse envie ;
Celle de connaître le monde en sa quintessence.
Mais d'où pourrait-il venir, cet individu ?
Ce n'est rien d'autre qu'un sentiment palustre.
Fatalement, il reviendra mendier son du
Mais le gamin le rejète d'un geste rustre.
Sur le pas d'une porte s'apprête un jeune veuf
S'apprêtant de suite à une saine promenade,
À sortir d'ici comme un poussin de son œuf
Et échapper à cette creuse sérénade
Lui chantant sans cesse la mort de sa bien-aimée.
Le chemin défile lentement sous ses yeux pensifs,
Comme quoi une ballade n'est pas antalgique.
Mais il croise un tableau aux vertus magiques
À cent pas à peine de sa demeure isolée :
C'est un jeune garçon comme lui tout aussi pensif,
Au regard pendu au néant du ciel blanchi.
L'idée lui vient sans qu'il n'ait à l'appeler ;
Cet enfant n'est-il-pas comme lui, seul et grisé ?
L'homme, le visage illuminé d'un sourire
S'approche dans la confiance de l'orphelin surpris.
L'enfant, la face sans raison sur le point de rire,
Sait sans le savoir qu'ils ont la même simple envie. Tags associés : invitation
Samedi 26 Décembre 2009Poster un commentaire
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